06 août 2008
Nuit d'ivresse
J'ai mis du temps mais le voilà, le récit tant attendu de ma rencontre avec Madame Lauréole.
Alors, alors...
Tout a commencé pas plus tard que mercredi dernier quand j'ai découvert ce mail qui disait entre autre: "T'es toujours sur Lyon jeudi ? parce que j'y monte jeudi dans l'après-midi. Bon, y'a rien d'obligatoire...c'est au cas où..."
Première question: Euh... Lauréole veut me rencontrer là, ou je rêve? Lauréole veut me rencontrer MOI? Naaaannn.... c'est pas possible, je dois rêver!
Deuxième question: Oh la la, mais qu'est ce qu'on va bien pouvoir se raconter? (Accessoirement: Oh la la!!! Mais comment je vais m'habiller???!!! L'horreur!!! Je n'ai rien à me mettre!!! Et mes cheveux? Comment je vais faire, je ne ressemble à rien!!)
Après mûre réflexion, le trouillomètre à zéro, la peur au ventre, je lui réponds "Il faudrait qu'on s'organise, où cela t'arrangerait-il de se retrouver et vers quelle heure?".
Et l'aventure était lancée!
Il faut d'abord vraiment rentre hommage à Lauréole qui a fait deux heures de route dans un véhicule non climatisé et par une chaleur caniculaire pour se rendre au point de rendez-vous (et qui est arrivée à l'heure). Et aussi... et là j'ai honte, pour avoir poireauté une demi heure, parce que j'étais en retard... hu hu hu...
En effet et pour ma défense Monsieur le Juge.
Comme je vous l'avais dit, c'était journée un peu marathon pour moi et je devais emmener ma grand-mère faire des courses dans l'après-midi. La dite grand-mère qui en a bien profité pour me faire courir la ville dans tous les sens: "oh la la mais j'ai complètement oublié que je voulais aller là"... "tu crois qu'on aurait le temps d'aller ici?"... je ne vous fait pas un dessin.
Donc, pas tellement en avance à la base et surtout rêveuse comme pas deux, je pars tranquillement de chez moi une demi-heure avant l'heure du rendez-vous (ce qui aurait dû suffire), n'imaginant pas un instant que j'allais me retrouver dans un vaste embouteillage... ceci expliquant donc cela.
Enfin arrivée, je repère ma comparse qui m'attend avec un grand sourire.
Et là franchement, un truc incroyable.
L'impression de l'avoir presque toujours connue, un flot de parole, des rires, des p'tites histoires, des confidences, une impression de plénitude. Quelque chose de simple et d'énorme à la fois.
Un repas sans un seul moment sans savoir quoi se dire, l'impression que le temps passe trop vite, qu'on a encore plein de choses à se raconter...
Petit clin d'oeil de Lauréole (et comme je te l'ai écrit, j'ai été bête j'aurais dû faire pareil dans l'autre sens, mais je n'ai pas pensé aux blogs...), une photo de mes grosses mains pleines de gros doigts boudinés par la chaleur...
"Mais non tu n'as pas de grosses mains, n'importe quoi! Mais qu'est ce que tu me racontes là!" qu'elle a dit la photographe!

En premier plan la crème brûlée de Lauréole la gourmande, pendant que moi je déguste ma soupe de pêche à la verveine... un petit régal!
Vite, vite, avant de se séparer, repérer où se trouve "La Droguerie" (il y a des impératifs dans la vie!).
Discuter encore un peu jusqu'à notre point de rencontre qui devient alors notre point de séparation...
Un moment inoubliable, avec une personne adorable, enrichissante, drôle, intelligente et cultivée.
Si un jour cette Lauréole là vous contacte en proposant de vous rencontrer, surtout n'hésitez pas, foncez! Vous ne le regretterez pas!
Un ENORME MERCI à toi Lauréole...
On remet ça quand tu veux!
***°°°***
Avant de partir et de remonter en voiture, se retourner et admirer le spectacle...
... et s'enivrer encore un peu en appréciant l'instant présent.





